Le marché       Lou Marcat
Nous sommes  avant la guerre de1940. Région de polyculture élevage,Culture vivrière, c’est-à-dire tout ce qui est produit pour les besoins de la famille, et tous les excédents  quels qu’ils soient, sont vendus au marché.Le marché a d’ailleurs une place privilégiée dans la semaine, ou l’on va (faire étals au marché de Trie.)Le marché du mardi était sacré, mes parents partaient avec le cheval et la carriole caoutchoutée ; les chevaux lourds ayant été réquisitionnés, mon père amateur de dressage, rachetait des chevaux  réformés de l’armée, la famille a vécu des scènes épiques, car avec ces bêtes le départ ne se faisaient pas toujours à l’heure prévue et j’aie souvenir un certain mardi, que le cheval ayant démarré après forces discussions,s’enfilât 100m plus loin dans un profond fossé et renversa sa cargaison .

Ma mère qui avait revêtu un imperméable jaune, portait sur ses genoux un panier qui devait contenir  au moins 10 douzaines d’œufs, fut maculée par cette omelette forcée.

Légumes  verts et secs, fruits verts et secs également, permettaient à la ménagère de faire ses emplettes de la semaine, et habiller la famille. L’équilibre recettes dépenses était le minimum recherché, et la ménagère avisée faisait même sa (cagnotte) en prévision de dépenses exceptionnelles.

 

Qué mous trouban aouant la guèrro de milo naou cent caranto.RégioudéPoulyculturo et éjléouatgé, culturo en tà bioué, c’èt a disé tout  so qui prouduit enta la counsoumatiou de la famillo, et tout lou supplémént vénut aou marcat.Lou marcat a uo plaçoPriviletgiado diguén la semano, qué ban hè taoulè aou marcatde Trio.

Lou marcat dou dimar quèro sacrat, lous paréns partiouon dab lou chibaou et la carriolo caoutchoutado ; lous chivaous lourds èron éstats réquisitiounats, moun pay amatur dé dréssatgé, récroumpaouo chibaous dé l’armado, réfourmats.La famillo a viscut mouménts rarés, émprémou dab aquéros bèstios lou départ nou sé aséouo pas toujour à l’horo prévisto, quéy souvénénco d’un certain dimar, que lou chivaou aouè dejmarrat après forços discussious , s’énfilait cen mèstrés més louy digéns un barrat prégoun et tournégèt sa cargèsoun.

Ma mayré révestido d’un imperméablé jaouné pourtaouo sus jouys uo panièro d’aou méns dèt doutzénos dé ouéous, estè maculado per aquésto mouléto fourçado.

Légumés vérts et sécs ,fruts vérts et sécs égalomént ,pémétéouon à la ménagèro de hé las emplètos de la sémano, et habillà la famillo. L’équilibré récètos déspénsos èro lou minimom résercat, ét la ménagèro abisado, haséouo sa [cagnoto] én prévisious dé déspénsos excèptionèlos