163. Les propos de Zéphirin.

Zéphirin, 83 ans, retraité agricole (radical de droite). Robert 62 ans, retraité communal (Socialiste). Nos deux amis devisaient  assis sur un banc, sous un tilleul.

-On devait tout changé,ils nous ont bien trompé, c’est pire qu’avant, c’est à ni rien comprendre s’excite Robert.- Tu es d’accord que ça n,allait pas bien avant, mais tu es déçu que cela n’aille pas mieux aujourd’hui, ce qui veut dire que cela ne doit pas être simple, rétorque Zéphirin. –oui mais reprend Robert, un ouvrier à plein temps avec un salaire net de 1300 Euros, et son supérieur deux niveaux au dessus à 6 000 Euros, il y a un problème.- oui répond Zéphirin ça fait des inégalités, mai il faut quand même voir aussi les avantages en tous genres qui viennent aider les petits salaires.

Je suppose d’ailleurs que les petits salariés préféreraient voir ces avantages transformés sur le bulletin de salaire.- Je suis écœuré, je ne veux plus voter, cela ne change rien lance Robert.- Mon pauvre Robert : si demain 90¨% de citoyens français ayant un esprit civique normal allaient voter en leurs âme et conscience, je te garantis que cela changerait bien les choses. On s’apercevrait peut-être que l’état un peu gourmand, irait chercher ses impôts de manière équitable dans toutes les classes de la Société, y compris et surtout ou sont les fortunes. Car les fortunes sont aussi utiles à notre pays, et nous avons besoin de leurs ressources, pour notre pays Agricole Industriel, et Commercial, qui font vivre la Société.

Quand à nos frontières dont on nous parle tous les jours il faudra les réguler et non les fermer, car nous avons besoin de nos voisins, mais pas qu’ils nous exploitent.

-Tu parle comme un  livre mon brave Zéphirin. –Oh non Robert mon seul avantage sur toi, c’est que j’ai une plus longue expérience, et obligatoirement un peu plus de sagesse, mais tu as cent fois raison. Le plus grave pour nous deux, c’est que nous avons vu passer des élus, et des Présidents, et honnêtement nous n’avons pas vu de merveilles sociales. Je me rappellerais d’avoir entendu un jour d’élection, un citoyen dire à son voisin : est ce que tu a su voter ?

Je suppose que nous n’avons jamais su voter. Il est exact qu’être élu par 50 % d’électeurs inscrits n’est pas très glorieux conclut Zéphirin.

 

LOU Georges.

Las discussious dou Zéphirèn.

Zéphirèn, 83 ans, rétraitat Agricolo (radical dé dréto). Robert, 62 ans, rétraitat Coumunal,(Socialisto). Nostés dus amics débizaouon sètuts sur un banc, débat un tilllul.

– Qué déouéouon tout cambia, é mous an bièn troumpats, qui piré qu’aouan, qui a n’y coumpréngué arrén s’èxcito Robert.- Es d’accord qué n’anaouo pas bièn aouan, més qu’ès déçut qué n’ango pas méillou aouéy, so qué bo dizé qué nou déou pas èsté simplé réspoun Zéphirèn.-Oui més réprén Robert, un aoubriè à plén témps dabé un salari net dé1300 Euros, é soun supériur dus nibèous aou déssus à 6000 Euros, y a un problèmo. –oui réspoun Zéphirèn qué hai inégalitats, més qu’ aou quand mèmo bézé tabén lous aouantatgés én tout geanré qué vénguén ayda lous pétits salaris.

Qué suppozi d’aillurs qué lous pétits salariats  préfèrérén bézé aquéts aouantatgés transfourmats suou bullétin dé salari.- Qué soy désgoustat, nou bouy pas més voutà, aco nou cambio arrén lanço Robert.- Moun praoué Robert : si douman 90% dé citoyèns francés  dab un èsprit civiquo normal , voutèson én âmo é counsciénso, qu’ét garantichi qu’aco cambié bièn las caouzos. Mous apércébérén bélèou qué l’éstat, un paou gourman,anguéré cèrca de manièro éuitablo,diguén toutos las classos dé la Souciétat, coumprés, é surtout oun oun las fourtunos, Las fourtunos soun utilos à nosté pays, é aouén bézouy las réssourços utilos éntà nosté pays Agricolo, Endustrièl é Coumerçial, qué hèn bioué la Souciétat.

Quand à nostosfroutièros, doun mous parlon  cado jour,las caléré régulà, é pas las barrà, quaouén bézouy dé nostés bézis, més pas qué mous èxplouatén.

– Qué parlos coumo un libé moun brabé Zéphirèn.- Oh nou Robert, moun soul aouantatgé sur tu, hai qu’èy un paou més d’éxpériénço, é aoubligatouèromén un paou més dé sagésso, més qu’as cén cops razoun. Lou més gravé éntà tout dus, q’aouén bich passa éluts é Présidéns, é aounèchtomén,n’aouén pas bich mèrvèillos socialos.

Q’ém brémbi aoué énténut un jour d’électioun, un citoyèn dizé à soun bézin. Es qué as bièn voutat ?

Qué suppozi qué n’aouén jamés sabut voutà. Y èxact qu’èsté élut pèr 50 % d’élèctous énscrious, n’y pas bien glourious conclut lou Zéphirèn.